Je crois que je ne vais pas m'en sortir, la seule chose que je sais faire c'est écrire mes cicatrices.
Je pensais que ça ne pouvait pas être pire, que ma vie n'avait pas de vices.
Mais je me retrouve toujours là, à penser n'importe quoi.
Mon exigence me jouera des tours, jusqu'à ce qu'elle m'emporte loin des miens.
Pour qu'elle s'en aille ça prendra des jours, car je ne crois plus en demain.
Quelle obsession de vouloir être bien, à croire que notre vie tourne autour de ça.
Le bonheur est pourtant au creux de nos mains, mais ils nous échappe à chaque fois.
J'ai l'impression que plus le temps passe et plus c'est compliqué.
Alors que quand on est enfant, c'est si facile d'aimer.
Je regrette d'avoir grandi trop vite, sans avoir pris conscience.
Que mon enfance était vraiment magnifique.
Peut-être trop marquée par les disputes de parents pas assez présents.
Je n'arrive pas à me relever de mes chutes, qu'est-ce que vous voulez problèmes de blancs.
Comme Said, je suis aux mélancoliques anonymes.
Victime d'un problème dont je ne connais pas la cause.
Faire semblant d'aller bien, je me le suis imposé.
Pensant que ça ne serait rien, je me suis laisser bercée.
Par des douces paroles rassurantes qui bien sûres n'étaient pas vraies;
Maintenant je n'ai plus qu'à être patiente, à retrouver qui j'étais.
Celle qui ne pensait pas à tout ça, peut-être un peu trop ignorante.